Nuit de dimanche, 4 heures du matin.
Je ne peux plus dormir, je n'y arrive plus. Je suis dans mon lit depuis 18 heures, trop froid pour sortir, trop fatiguée, trop lasse, trop tout. Je me suis endormie, et je me réveille maintenant. J'ai envie de vomir.
J'ai envie de bouger, j'ai envie de me sortir de cet état de dépression mais j'ai du mal, je n'y arrive pas...je ne trouve pas l'envie...c'est certain que c'est plus facile de s'appitoyer sur son sort.
Depuis que je suis rentrée, je ne fais que pleurer. Je pleure, je pleure, je pleure. Je suis retournée au boulot sans aucune conviction, sans aucune envie, sans aucune motivation. Ce boulot ne me passionne pas, je n'arrive pas à me mettre dedans. J'ai l'impression de ne pas avancer. Etant une personne passionnée et entière, c'est très difficile d'accepter ça. Je crois qu'inconsciemment je refuse de laisser ça continuer. Pourtant j'ai un bon salaire, et pour un CV je me dis qu'il n'est pas conseillé de quitter avant un an. En décembre ça fera six mois, je n'arrive déjà plus à supporter...
J'aimerais voir ma vie avancer. Depuis un an je la vois reculer. J'avais pourtant bien commencé, j'ai fait une superbe progression dans mon ancienne boite, et puis tout a commencé à changer, alors je suis partie. Dans la boîte ou je suis actuellement, je me sens nulle, pas encouragée, pas motivée par quoi que ce soit. Rien qui m'attende.
Je voudrais me sortir de là, c'est pour ca que j'ai commencé à reprendre les études. Pour changer de voie. Mais est-ce trop tard ? Je ne veux pas être condamnée à rester ici parce qu'en France on ne trouve pas de boulot dans ma branche.
Le temps n'aide pas non plus...il fait froid, il fait gris. Pas de roller, donc. Pas d'escalade en extérieur. Deux activités que j'aimais faire et que je ne peux plus pratiquer. Il fait nuit à 4h30, je sors du boulot et ça me déprime.
A Tokyo, chaque jour amenait son lot de découvertes, j'étais heureuse, dans ma bulle, avec mes amis japonais et mon amie avec qui je suis partie. J'étais safe. Inatteignable. Le jour du départ, j'ai pleuré tant je n'avais pas envie de rentrer. J'ai repoussé jusqu'au dernier moment la pensée de la "rentrée", je n'ai pas pensé au boulot, je vivais encore pleinement mon rêve de voyageuse.
Et quand je suis rentrée, reality struck me.
A côté de ça, la solitude me pèse, encore, toujours. Et quand j'entends qu'une de mes amies s'est remise avec son ex, je me demande - la solitude était elle si difficile à gérer pour elle aussi, qu'elle reprenne les choses là ou elles avaient été nettement coupées ? D'après ses dires, je ne la voyais pas se remettre avec lui, il y a quelques mois.
Parfois je m'interroge. Je me demande s'il ne vaut mieux pas sortir avec anybody, la première personne qui vous montre de l'affection, histoire de combler le vide un instant, s'y croire et rêver deux minutes ? Il y a un type au boulot qui m'aime beaucoup, beaucoup trop même. Tous les jours je me prends des oeillades, des commentaires sympathiques. Il est sympa, et même mignon, mais dans son esprit, tellement jeune. J'ai l'impression d'avoir été à sa place quand j'avais 16 ans tellement la maturité relationnelle lui manque. Alors sortir avec lui pour avoir l'impression d'être la femme la plus adulée du monde (parce que c'est vraiment ça avec lui), non...je ne pourrais pas, j'ai dépassé ça depuis longtemps.
Après Lui, j'avais dit que la prochaine relation serait la bonne. Facile à dire, hein. On ne décide pas ces choses là. Ca voulait tout simplement dire que je n'avais pas l'intention de me mettre dans une relation qui ne me permette pas d'avancer, d'aller de l'avant, de partager sur le long terme. Que je ne choisirais pas n'importe qui. Que ca serait du sérieux, du stable. Que je ne me jetterai pas sur n'importe qui, que je suis plus forte que ça. Pourtant là, je voudrais juste que quelqu'un me prenne dans les bras, je voudrais juste un peu de douceur, un peu de tendresse, un peu d'amour.
Cette solitude. Elle attaque comme le froid au petit matin, celui qu'on n'avait pas vu venir.
Comment trouver la force de la contrer. Comment l'oublier. Comment se sentir bien, sans avoir peur de la déprime qui guette ? Je ne sais pas.
Il y a presque 8 mois, j'ai perdu la force. J'ai perdu l'envie. J'ai perdu le goût.
Je n'étais pas comme ça avant. Je ne sais pas si c'est un tout, ce qui fait ma vie actuelle qui fait que je suis mal. Ou si c'est juste moi. Si je retrouverais les mêmes problèmes ailleurs, ou si au contraire je retrouverai toutes ces choses en partant. I feel fucked up.
Partir est elle la solution ? Pas pour ma carrière en tout cas. Pourtant j'ai tant besoin de neuf, envie de laisser derrière moi toutes ces choses, trop anciennes, trop vieilles, que je traine avec moi. Même l'appart, que j'adorais, me parait insignifiant, parfois même il me dégoute.
Envie de partir, tout quitter, recommencer, ailleurs. Envie de revivre. Envie de retrouver ce gout. Envie de redevenir cette personne qui croquait la vie. Celle que les gens appréciaient justement parce que je trouvais toujours un truc positif à tirer des pires situations. Celles avec qui les gens aimaient discuter parce qu'elle dégagait cette chose, ce truc, cette force de vivre et d'apprécier tout ce que la vie peut donner, jusqu'à la plus petite chose.
Que faire pour sortir de ce putain de trou noir.
... (2 minutes de réflexion devant la fin de la page de ce post...des lignes blanches)
Ne riez pas, mais ça fait un moment que je veux me mettre à boursicoter. En attendant une meilleure solution pour ma vie actuelle, à 4h26 du matin un dimanche ou il est impossible de se rendormir, nobody's online, nobody to talk to, je me dis, pourquoi ne pas me renseigner, pour commencer. C'était mon "but" du mois de novembre, acheter une ou plusieurs actions. Faudrait peut être s'y mettre. Je sais, cette fin de post doit être en décallage total avec le reste..mais bon, je vous livre l'état de mes pensées tel qu'elles sont.
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